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NEW YORK (Partie II)


6 Novembre 2006

Je venais d'arriver à New York et jusqu'ici je n'avais pas vraiment été livré à moi même. Dès l'arrivé j'avais rejoins mon hôte et après les retrouvailles, il ne nous restait plus qu'a nous mettre au lit. Il était tard et le voyage m'avait fatigué.

Durant la journée mon ami travail et je dois m'occuper mais que faire? Je ne connais personne ici. Je n'ai rien organisé, cela ne m'est même pas passé par la tète de prévoir des activités. Je me retrouve sur le fait accompli. N'ayant que peu d'argent de coté, je décide de visiter la ville à pied, de prendre l'air et de faire des photos. De toutes façons je ne connais rien à NY. Je n'ai pas pour habitude d'habiter en centre ville. A peine les escalier de l'immeuble descendu et la porte passé, je suis tout de suite propulsé dans New York City.

Je m'interroge. je ne sais pas trop quel direction prendre. A droite? à gauche? et après? Je laisse faire le hasard puis après tout, je n'ai aucun objectif précis. A l'époque il n'était pas courant d'utiliser le GPS de son téléphone pour se repérer, aussi tout déplacement était beaucoup moins assisté qu'aujourd'hui et l'aventure beaucoup plus présente.


Très rapidement, j'arrive sur une avenue. Une artère de type cardio vasculaire, un gros morceau, une bonne fracture dans la ville. Je me retourne pour regarder d'où je viens. A l'intersection de Grove St et de la 7th Avenue, je comprend pourquoi ce quartier s'appelle le Village. Apparemment à NYC, le paysage peu vite changer.


Alors que je marche en direction du sud, enfin je crois, sans trop m'en apercevoir, je m'approche de Wallstreet. De drôle de corbeaux font leurs apparition. Le genre de ceux qu'on trouve dans Fritz the Cat.

The man who sold the world A proximité d'un (mythique) distributeur de journaux, un homme. Je ne sais pas si c'est la taille du cigare, le costume au col gigantesque ou les deux qui attirèrent mon attention, mais je l'observai. Je ralenti le pas. Bien que je testais mon téléobjectif, je n'étais pas si loin de lui. Le stresse se fit sentir. Viser cet homme, le mettre en ligne de mire n'est pas un acte si simple. J'ai peur de me faire capter. D'autant plus qu'avec un téléobjectif, on devient très visible. On ressemble a un paparazzi. J'avais cette idée lorsqu'un paparazzi se faisait prendre, il se faisait casser le matos et quelques dents pour la forme. C'est une conséquence qui semble juste lorsque l'on s'en prends a des vies privées pour en tirer du profit. Je ne suis pas paparazzi, encore moins photographe. A ce moment, je suis a peine un bon touriste qui a pu s'acheter un appareil photo de qualité. Me voila dans un drôle d'embarra. Alors que je suis attiré par la beauté de l'instant, j'ai peur de prendre une photo, car je redoute les possibles conséquences de mon gestes. Malgré tout, je me lance. Je ne fais rien de mal après tout. C'est difficile de "voler" une photo. Avec les années et la démocratisation des appareils photos (qui n'en a pas) cela devient de plus en plus compliqué voire risqué. Pourtant, c'est le seul moyen d'obtenir quelque chose de "sincère". Cette photo aura eut beaucoup d'impact sur mon enthousiasme. Elle m'a encouragé, motivé. Elle m'a fait croire en mon potentiel. J'ai commencé a me "prendre" pour un photographe. Je continu vers le Sud. Toujours touriste mais a présent assoiffé de prise de vue, missionné par l'Univers lui même pour capturer tous ce qu'il engendre, pour être le spectateur de son expérience, je shoot tout ce qui bouge, et même ce qui ne bouge pas. Un feu… (oui mais un feu américain !!!)

Les feux tricolores américains sont situés après le carrefour, et non avant comme en Europe. Il faut s'arrêter au niveau de la ligne blanche peinte sur la chaussée avant le croisement. On peut, en principe, tourner à droite au feu rouge (après avoir marqué un temps d'arrêt) dans de nombreux Etats. D'ailleurs, c’est le 5 août 1914 que l’American Traffic Signal Company installa les premiers feux de signalisation électriques à Cleveland (Ohio), au coin de la 105e rue Est et d’Euclid Avenue. Ces signaux à deux couleurs étaient commandés manuellement par un policier installé dans une cabine et une sonnerie retentissait lors des changements.


Canal Street Station

Aujourd'hui, Canal Street est l'une des principales artères est-ouest du Lower Manhattan. Il tire son nom d'un canal qui a été creusé au début des années 1800 pour drainer Collect Pond (un étang) dans la rivière Hudson. Dans les années 1700, Collect Pond, qui était situé entre l'endroit où se trouvent aujourd'hui l'hôtel de ville et la rue White, était une aire de pique-nique populaire et une patinoire d'hiver. Il fournissait également de l'eau potable à la ville en pleine croissance, mais au début du XIXe siècle, il était devenu pollué. L'étang a été rempli en 1811 et Canal Street a été construit le long du chemin du système de drainage.


Thomas Paine Park : Un peu plus loin, j'arrive sur qui aura été la source du canal. La terre qui est maintenant le parc Thomas Paine comprenant Foley Square faisait autrefois partie d'un marais d'eau douce entouré, ironiquement, de trois anciennes prisons britanniques pour révolutionnaires. Après la guerre, la région a connu des moments plus difficiles. Au XIXe siècle, elle faisait partie de l'un des bidonvilles les plus notoires du pays. Je me sens déboussolé mais pas perdu pour autant. Tout à l'air si familier. Moi qui suis né à Nice, le paysage m'est familier, le style architectural est très proche, très Haussmannien mais j'ai le vertige. C'est comme si j'avais mangé un coté du champignon d'Alice, me voila atteint de macropsie. Les bâtiments sont gigantesque et les rues d'une largeur monumentale.

Foley Square porte son nom en l'honneur du patriote, auteur, humaniste et visionnaire politique Thomas Paine (1737-1809). Bien qu'il soit né en Grande bretagne, il est l'auteur "anonyme" du Common sense : pamphlet en faveur de la rupture avec la Grande-Bretagne et l’établissement d’une République. Un traitre? Celui par qui la Grande Bretagne aura perdu l'Amérique ou un héros, celui par qui l'Amérique s'est émancipé de la Grande Bretagne? Encore une fois, il semblerait que tout soit une question de point de vue.

Du pied de la tour de la Cour Supreme de New York, j'ai l'impression d'être dans un film. Elle a été fondée en 1691. C'est donc la plus ancienne cour américaine traitant de compétence générale. La Cour suprême de New York gère les affaires civiles de tout l'État, ainsi que des crimes commis dans la ville de New York elle-même mais comme son nom ne l'indique pas, elle n'est pas l’instance la plus haute du système judiciaire de l'État. En effet le tribunal qui décide en dernier ressort est la Cour d’appel de New York (New York Court of Appeals), qui siège à Albany (capitale de l'État) et qui comme son nom l'indique, n'est pas une cour d'appel.


Manhattan Municipal Building

Entre les pattes du Manhattan Municipal Building, l'un des plus grands bâtiments administratifs au monde, je m'attends d'un instant à l'autre à voir surgir Spiderman, suivi de Superman qui passerait entre les immeubles. Avec un peu de chance pourrais-je voir passer la Batmobile ? C'est le cabinet d'architectes McKim, Mead and White qui a conçu le Manhattan Muncipal Building. Il désirait faire du gratte-ciel le premier bâtiment à inclure une station de métro à sa base. Le Manhattan Municipal Building s'inspire, dans son architecture, de l'hôtel de ville de Vienne.


La statue au sommet du bâtiment est un personnage doré baptisé Civic Fame (littéralement "Renommée civique"). Avec une hauteur de huit mètres, il s'agit de la deuxième plus grande statue de Manhattan, derrière la Statue de la Liberté voisine (Miss Liberty). Construite avec des feuilles de cuivre et comportant un cœur creux, elle lui est semblable de ce point de vue. Debout et pieds nus sur une sphère, elle porte une robe flottante et une couronne de lauriers symbole de gloire. Dans sa main gauche, elle tient une couronne à cinq pointes, qui représentent les cinq arrondissements de la ville de New York (Manhattan, Queens, Brooklyn, le Bronx et Staten Island) ; les cinq coupoles du bâtiment les représentent également. Dans sa main droite, elle tient un bouclier et une branche de laurier représentant la victoire et le triomphe.


Depuis le City Hall Park, lieu mythique ou fut construite la plus vielle mairie des état Unis, j'aperçois, a gauche le Woolworth Building. C'est l'un des plus anciens gratte-ciel de l'arrondissement de Manhattan. Il fait partie des cinquante plus hauts gratte-ciel du pays, avec 57 étages et une hauteur de 241 mètres. Il a obtenu en 1966 la distinction de National Historic Landmark. Il fut le plus haut gratte-ciel du monde jusqu'en 1930. A droite le Park Row Building ou 15 Park Row Building. Situé à Park Row dans le quartier de Financial District à Manhattan. C'est un gratte-ciel d'une hauteur de 119 mètres. Il fut le plus haut gratte-ciel du monde entre son inauguration en 1899 et 1908.


Ford Crown Victoria Police Interceptor

Les fameuses Ford Crown Victoria Police Interceptor ! Ce modèle équipe la plupart des polices américaines et canadiennes. En 2003, trois véhicules ont équipé la police municipale de Montpellier, jusqu'en 2009 pour être revendues aux enchères début 2010. Ayant vécu a Montpellier, j'avais entendu parlé de cette histoire. Fiers de ses nouvelles acquisitions, la police de Montpellier s'est trouvé bien embêté lorsqu'ils se sont rendu compte que les voitures de ne pouvaient pas rentrer dans le centre ville. Montpellier est une cité Médiéval et les rue de son cœur son étroite.


Oh un flic! Ouais mais un flic qui porte imper en cuir et une casquette ! C'est la première fois que j'en croise un. Il a la classe. Une nouvelle fois, je me risque a la photo de "paparazzi" mais cette fois, je monte le niveau avec cette Agent de Police. Il a l'air occupé, je m'approche l'air de rien, et sans prévenir, à la vitesse d'un éclaire, je me brandis, prends ma photo puis repasse en mode furtif. Le cœur battant, le quitte les lieux sans prendre le temps de vérifier mon cliché. Je n'avais rien fait de mal mais tout dans mon comportement aurait montré le contraire. Paradoxe. Lorsqu'enfin je regarde la raison pour laquelle j'ai pris tout "ces risques" je m'aperçois que le policier tire la langue. J'apprends alors que comme pour la musique, il existe des temps et des contre temps. Tout est une question de rythme et la j'ai chopé un contre temps.

Je décide de continuer tout droit, j'atterrie sur Broadway. Je félicite le Hazard, le Chaos, mon guide qui jusqu'ici fait de l'excellent travail.

Broadway

Broadway, J'en avait entendu des histoires sur Broadway. Les Comédies musicales, les Megas productions aux budget hollywoodien, dansons sous la pluie, ect... mais je ne n'imaginais pas une seconde que Broadway puisse être une route si longue et large, s'étendant à perte de vue. Ok, c'est pas un spot. Je voyais ça comme une petite place avec un café. Dans le pays ou le soda de ton menu XL fait 2 litres, je commence à comprendre ce que Large signifie. Broadway apparait comme une profonde vallée bordé de gratte ciel tous bien alignés. C'était je crois la premières fois qu'une tel perspective s'étendait devant moi. Un point de fuite à l'horizon et de la hauteur sur les cotés. le genre de dessins qu'on essaye de faire lorsqu'on apprend la perspective à un point de fuite.

En tant que l'une des principales artères nord-sud de Manhattan (et la plus ancienne), le surnom de Broadway peut sembler évident. Cependant, le nom est une traduction de - vous l'avez deviné - l'expression néerlandaise brede weg, ou "grande route". Anecdote amusante : Broadway s'étend non seulement sur toute la longueur de Manhattan, mais continue à travers le Bronx et même à 18 miles au-delà de la ville, se terminant juste après Sleepy Hollow, New York. Mais du coup jouer à Broadway, c'est jouer n'importe où sur cette autoroute?

Soudain j'aperçois un bloque massive, un gratte ciel entièrement recouvert de poutres en acier. C'est le One liberty Plaza. Un montre. Il compte 54 étages et mesure 226 mètres.

One liberty Plaza

La grande majorité de l'immeuble est en acier, car le premier commanditaire était l'U.S. Steel. Autant faire avec ce qu'on a.

Construit dans le quartier du World Trade Center, le One Liberty Plaza a été gravement endommagé durant les attentats du 11 septembre 2001 au point que l'on a craint une chute de l'édifice. Ca peut tomber ca? Quand on se trouve au pied, on a du mal a imaginer.

Le gratte-ciel possède une station de métro dans ses sous-sols comme le Manhattan Municipal Building et a un temps abrité les quartiers généraux de la société boursière du NASDAQ.

Le rez-de-chaussée de l'immeuble a été utilisé comme morgue dans les jours suivant les attentats du 11 septembre. Drôle de destin pour un immeuble. A croire que lui aussi connait un BearMarket.


La nuit commence a tomber et comme la veille, je n'arrive plus a faire une photo net.

Est ce que mon appareil n'est pas assez bien? Est ce que je le règle mal? Bon j'essaye puis on verra bien. De toute façon, je suis libre. Je ne suis pas photographe. Je n'ai aucune obligation de résultat.

Il se fait faim et il est temps de découvrir la fameuse Slice de pizza a 1$

Je suis à Nice à la frontière Sud Est avec l'Italie et pour moi, depuis toujours, la pizza est un plat raffiné confectionné par des pizzaiolos renommés. Il arrive souvent qu'ils participent à l'ambiance du restaurant. On les aperçois derrière leur comptoir en sueur, a coté de leur fourneaux faisant tournoyer les pates du bout du doigt à chaque nouvelle commande. Chaque restaurant se disputaient le tire de la meilleurs Pizza de la cote d'azur. Là… comment dire? Il lui est arrivé quoi à la pizza en traversant l'Atlantic? Elle a prit l'eau? Coté gout, disons qu'il y a tout ce qu'il faut dedans pour activer tous les neurones de plaisir dans mon cerveau. Du sel, du gras, de l'acidité et du fromage. Enfin un truc qui joue le rôle de fromage mais n'est pas du fromage. Je ne sais pas ce que c'est. Ca joue limite mieux le rôle de fromage que le vrai fromage. Parfaitement coulant, bruni par endroit mais jamais cramé, bien gras et bien salé. De la pure technologie alimentaire. La pate? incroyable. parfaitement croustillante, légère, une pure merveille. Je me demande bien comment mon corps va digérer tout ce plastique, mais c'était délicieux. Rien de tel qu'une bonne canette de soda pour rincer tout ce gras et il est l'heure d'aller au lit. Je vais rêver de cette vieille comédie Française de 1976 , avec Louis de Funès et Coluche: L'aile ou la cuisse. Un film de Claude Zidi. L'histoire montre la rivalité entre la « gastronomie française traditionnelle et de qualité », ici défendue par Charles Duchemin, directeur du guide Duchemin (rappelant le Guide Michelin qui récompense les restaurants de qualité), et la nourriture industrielle dont le fer de lance est Jacques Tricatel. Bonne nuit a tous.







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